<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490</id><updated>2011-07-31T00:27:29.721-07:00</updated><title type='text'>dugybooks</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>15</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-4401386149361864496</id><published>2009-08-27T04:54:00.000-07:00</published><updated>2009-08-27T05:04:34.357-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SpZ0cYDIRTI/AAAAAAAAAEw/HA80M2YltPo/s1600-h/images%5B5%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5374611236154000690" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 97px; CURSOR: hand; HEIGHT: 133px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SpZ0cYDIRTI/AAAAAAAAAEw/HA80M2YltPo/s200/images%5B5%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Des Hommes &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Laurent Mauvignier, éditions de Minuit, 288 pages.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dans la salle communale d’un village, ce jour d’hiver, on fête les soixante ans de Solange ; quant apparaît, titubant, Feu de Bois, marginal ainsi surnommé pour les effluves mêlés de feu de cheminée et d’alcool qu’il dégage. Son irruption parmi les convives déclenche un esclandre lorsque l’importun agresse verbalement Chefraoui qui, installé depuis vingt-cinq ans au village, père de famille, reste « l’arabe » du patelin…Un esclandre qui dégénère un peu plus tard en faits dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premières pages du roman de Laurent Mauvignier, d’emblée nous saisissent ; elles mettent en scène un village où tout le monde se connait plus ou moins, où l’atmosphère, au sein d’une même famille, est chargée de non-dits, de rancœur, de secrets trop longtemps enfouis. Et ce Feu de Bois, énigmatique, qui vit en reclus dans la maison du grand oncle qu’il a sommairement retapée, en lisière du bois…&lt;br /&gt;C’est par la voix du narrateur, Rabus, le cousin, que le lecteur découvre le lourd passé, l’origine de la colère qui anime celui qui s’appelait alors Bernard. Rabus connait le « mystère Feu de Bois », pour avoir vécu, comme lui, le quotidien d’un jeune paysan appelé en Algérie.&lt;br /&gt;Mauvignier nous entraîne alors quarante ans en arrière, en 1960, dans une base de la région d’Oran ; le style est admirable, le récit rythmé, violent. On accompagne Rabus, Bernard ou Février, soldats tout juste sortis de l’adolescence…L’ennui implacable sous le soleil de plomb, la moiteur des mains sur un fusil et les suées de trouille des longues rondes de nuit, les terribles expéditions de « pacifications ». En perm pour trois jours à Oran, dans les bordels, on noie dans la bière la peur et la honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Des Hommes », c’est le terrible récit d’une génération traumatisée, sacrifiée par la France dans une guerre perdue à l’instant même où elle débutait ; une génération, paysanne, qui, de retour au village, ne possédant pas les mots pour se faire entendre de ses voisins, se terre dans le silence et se condamne ainsi à vivre avec ses démons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5374612792491152786" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 101px; CURSOR: hand; HEIGHT: 105px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SpZ12920lZI/AAAAAAAAAE4/F0QY6gXhLAs/s200/images%5B6%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-4401386149361864496?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/4401386149361864496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=4401386149361864496' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/4401386149361864496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/4401386149361864496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2009/08/des-hommes-laurent-mauvignier-editions.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SpZ0cYDIRTI/AAAAAAAAAEw/HA80M2YltPo/s72-c/images%5B5%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-2499797755383414972</id><published>2009-07-19T07:18:00.000-07:00</published><updated>2009-07-19T07:27:17.068-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SmMrZuDh8aI/AAAAAAAAAEg/_CMVglsTdOA/s1600-h/9782879296562%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5360175702360584610" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 117px; CURSOR: hand; HEIGHT: 180px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SmMrZuDh8aI/AAAAAAAAAEg/_CMVglsTdOA/s200/9782879296562%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Démon&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;, &lt;/strong&gt;Thierry Hesse, éditions de l'Olivier, 460 pages. Sortie le 20 août.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pierre Rotko, le narrateur, est un journaliste profondément marqué par les conflits qu’il a couverts en Sierra Leone puis au Libéria en 1995 – &lt;em&gt;enfants tueurs gorgés d’amphétamines et d’alcool de canne, bain de sang familial et&lt;/em&gt; &lt;em&gt;ethnique&lt;/em&gt;. Hanté par les scènes de tueries auxquelles il a assistées, &lt;em&gt;un anéantissement général de la vie d’autrui&lt;/em&gt;, Rotko est un homme seul, en perte de repères. Non sans un certain cynisme, il continue d’exercer son métier de grand-reporter traquant catastrophes et désastres naturels.&lt;br /&gt;Cette routine sinistre vacille un matin de novembre 2001. Pierre reçoit un appel téléphonique de son père, Lev. Relations confuses, incompréhension et gêne réciproque, entre un père veuf, impénétrable et taciturne, qui vit, reclus, dans son appartement parisien et un fils assujetti corps et âme à son métier. Au crépuscule de sa vie, Lev Rotko révèle à son fils l’histoire demeurée tabou de ses grands-parents russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un récit alors tolstoïen, le lecteur découvre, grâce au narrateur le terrible destin d’Héléna et de Franz, ingénieur, directeur d’usine et juif... A Stavropol, loin de Moscou, en Crimée, Thierry Hesse, met en scène des dizaines de personnages aux prises avec les tourments de l’Histoire : famines des années 1920, procès, décimation et purges staliniennes. Puis c’est la deuxième guerre mondiale, les Einsatzgruppen, ces escadrons nazis qui sillonnent les provinces, traquant les populations juives. Franz et Héléna tombent sous leurs balles. Dans la pagaille qui agite Moscou quand la rumeur de la mort de Staline se propage, Lev Rotko fuit Moscou…&lt;br /&gt;Au fil de chapitres brefs, captivants, l’auteur “fait parler” l’Histoire avec grande habileté, sans sacrifier jamais à l’exposé des faits et des moments historiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le couvercle soulevé par Lev de l’histoire des Rotko bouleverse son fils Pierre qui tout à coup doit faire sien cet héritage mémoriel. Pour lui, tant de questions demeurent sans réponses, elles le rongent. En décembre 2001, il part pour Grozny abominablement meurtri par la deuxième guerre de Tchétchénie, à deux cents kilomètres seulement de Stavropol : &lt;em&gt;Me trouver auprès d’eux. Auprès de moi aussi. Rejoindre les silhouettes fuyantes de mes rêves. J’étais venu pour les toucher, pour les sentir en moi. Mais pas seulement sentir, penser aussi. Penser : c’est une partie de ce qu’ils ont vécu, même infime, même lointaine. Et pour ce faire, je n’étais pas allé à Stavropol, sur la terre russe de leur naissance, mais à Grozny, en Tchétchénie, à l’endroit actuel des victimes, de ceux qui aujourd’hui, dans cette région du monde, se trouvent dans un état de grande détresse.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« Démon », de Thierry Hesse est un livre ambitieux, magnifiquement maîtrisé. Dès les premières pages, le récit ne vous lâche plus. Un roman important de la rentrée littéraire, assurément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5360177441112042930" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 130px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SmMs-7aLrbI/AAAAAAAAAEo/jeKehFDBcVM/s200/Hesse%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-2499797755383414972?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/2499797755383414972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=2499797755383414972' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/2499797755383414972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/2499797755383414972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2009/07/demon-thierry-hesse-editions-de.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SmMrZuDh8aI/AAAAAAAAAEg/_CMVglsTdOA/s72-c/9782879296562%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-8456986444892109718</id><published>2009-06-30T00:56:00.000-07:00</published><updated>2009-06-30T01:32:56.846-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SknFZiAeV3I/AAAAAAAAAEA/allw3Wo48Zs/s1600-h/30-06-2009+09%3B55%3B35.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353026674522740594" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 131px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SknFZiAeV3I/AAAAAAAAAEA/allw3Wo48Zs/s200/30-06-2009+09%3B55%3B35.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Mal Tiempo, &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;David Fauquemberg, Fayard, 280 pages.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le narrateur, boxeur trentenaire sur le retour, accompagne à Cuba deux jeunes espoirs français ; direction Pinar del Rio, pointe occidentale de l’île, où l’entraînement à la dure des pugilistes amateurs cubains - la boxe professionnelle n'existe pas - qui préparent le tournoi panaméricain achèvera d’endurcir les deux gaillards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tiempo !&lt;/em&gt; C’est la ritournelle de l’entraîneur Sarbelio qui marque la cadence hors du commun imposée aux gamins…Le style de Fauquemberg est vif, énergique, suggère la danse du pugiliste : &lt;em&gt;Echauffement terminé, les Cubains sautillaient sur place, ils boxaient le vide des deux poings, séries sèches, rapides, gauche-droite, gauche-droite-gauche, le solfège de la boxe&lt;/em&gt;. L’atmosphère est palpable - chaleur étouffante, musique frénétique de l’averse qui s’abat sur le toit de tôle de l’Academia Provincial. Le Cuba évoqué par l’écrivain, où la réalité politique apparait dans des scènes absurdes, est loin des clichés.&lt;br /&gt;Parmi ces virtuoses du ring, Yoangel Corto, colosse solitaire et taciturne, dont la droite, sur l’île, est légendaire. Le narrateur est fasciné par ce paysan ; un écorché vif, ce Corto, brûlant d’une rage absolue et pourtant contenue, sorte de seigneur, de Don Quichotte boxeur, qui a beaucoup du Santiago d’Hemingway…&lt;em&gt;Mal Tiempo&lt;/em&gt;… &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SknIG3yrk2I/AAAAAAAAAEI/fH2Jv--aMqA/s1600-h/huge.64.320153%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353029652487836514" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 130px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SknIG3yrk2I/AAAAAAAAAEI/fH2Jv--aMqA/s200/huge.64.320153%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Qu’on aime la boxe ou qu’elle nous indiffère, cela importe peu. Ces pages poignantes, aux personnages captivants, recèlent une puissance, une intensité poétique qui ne peut qu’interpeller le lecteur. &lt;em&gt;Mal Tiempo&lt;/em&gt; est un roman qui ne passera pas inaperçu.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Voici donc le deuxième roman de David Fauquemberg. &lt;em&gt;Nullarbor&lt;/em&gt;, sorte de road trip kérouacien en Australie, a été récompensé en 2007 par le prix Nicolas Bouvier.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353030225658279170" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 157px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SknIoPBKdQI/AAAAAAAAAEQ/5Yv5Fwzf-kw/s200/200811210832_w350%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-8456986444892109718?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/8456986444892109718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=8456986444892109718' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/8456986444892109718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/8456986444892109718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2009/06/mal-tiempo-david-fauquemberg-fayard-280.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SknFZiAeV3I/AAAAAAAAAEA/allw3Wo48Zs/s72-c/30-06-2009+09%3B55%3B35.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-7909876584431616583</id><published>2009-06-14T11:19:00.000-07:00</published><updated>2009-06-15T14:02:58.379-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjVAZb1APQI/AAAAAAAAADo/Fhwig2WIlJk/s1600-h/9782267020267%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347250938283310338" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 116px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjVAZb1APQI/AAAAAAAAADo/Fhwig2WIlJk/s200/9782267020267%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Neuf, &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Andrzej Stasiuk. Traduit du polonais par Grazyna Erhard. Christian Bourgois. 377 pages.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;Ecrivain, poète et critique polonais, Andrzej Stasiuk est né en 1960 à Varsovie. Militant pacifiste dans sa jeunesse, il participe à la rédaction de journaux clandestins, refuse de se soumettre au service militaire, purge une peine de deux ans de prison. Voyageur, il dirige depuis 1996 avec sa femme la maison d’édition Czarne, spécialisée dans la littérature d’Europe Centrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Bourgois Editeur vient de publier &lt;em&gt;Neuf&lt;/em&gt; (édité en 1999 en Pologne), magistral roman noir urbain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise à sac de son appartement est un avertissement sans équivoque : Pawel a trois jours pour rembourser un emprunt contracté auprès d’un parrain local. Bien incapable de s’acquitter de sa dette, il erre dans les rues de Varsovie. D’une plume vigoureuse, Stasiuk dépeint sans ambages et avec précision la capitale entrée dans l’ère postcommuniste ; des environs de l’écrasant Palais de la Culture – symbole d’une époque révolue – aux sous-sols de la Gare de l’Est, des bars nocturnes interlopes aux cités ouvrières, l’écrivain nous dévoile, dans un réalisme cru, la complexité de la transition.&lt;br /&gt;Pawel incarne une génération de trentenaires qui, pour échapper au destin tracé de l’ouvrier, se débat pour saisir au vol le train d’un boom économique contrôlé par les mafias.&lt;br /&gt;A travers les regards, les impressions et les sensations des personnages de &lt;em&gt;Neuf&lt;/em&gt;, Andrzej Stasiuk révèle avec acuité, un Varsovie industrieux, évoque les balais des autobus et des récents trains de banlieues chargés de travailleurs. C’est une métropole dont les habitants ont renoncé qui transparait alors ; dont les habitants, résignés, évoluent comme des fantômes dans un système qui en a remplacé un autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;[Les bus] longeaient cette grande artère, puis filaient dans toutes les directions, à travers les rues et les ponts complètement déserts – on se serait cru dans une ville décimée par une épidémie, par une âpre bataille ou quelque autre cataclysme meurtrier. Les passagers dans ces autobus bondés faisaient penser à des réfugiés ou à des prisonniers en fuite. Serrés comme des sardines en boîte, ils se laissaient emporter vers les confins de la ville : Natolin, Wawrzyszew, Targowek ou Kabatov. Les lignes 601, 602, 605. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjVBVd2GmtI/AAAAAAAAADw/oiDFSV6fHio/s1600-h/stasiuk1%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5347251969616943826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 134px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjVBVd2GmtI/AAAAAAAAADw/oiDFSV6fHio/s200/stasiuk1%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-7909876584431616583?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/7909876584431616583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=7909876584431616583' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/7909876584431616583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/7909876584431616583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2009/06/neuf-andrzej-stasiuk.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjVAZb1APQI/AAAAAAAAADo/Fhwig2WIlJk/s72-c/9782267020267%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-1039047508419151063</id><published>2009-06-12T23:19:00.000-07:00</published><updated>2009-06-12T23:30:50.852-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjNFlmuQ-bI/AAAAAAAAADQ/1_49TldtnrM/s1600-h/9782253032021%5B1%5D.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346693694970984882" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 76px; CURSOR: hand; HEIGHT: 122px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjNFlmuQ-bI/AAAAAAAAADQ/1_49TldtnrM/s200/9782253032021%5B1%5D.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Le Colosse de Maroussi.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Henri Miller. Traduit de l'anglais (américain) par George Belmont. Livre de poche, 336 pages.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;La nuit venait ; les îles montaient à l’horizon, flottant au dessus de la mer, toujours, n’y reposant pas. Les étoiles parurent, magnifiques d’éclat ; la brise était un velours de fraîcheur. Et d’un coup je commençai à deviner, à sentir ce que serait la Grèce, ce qu’elle sera toujours, quand bien même elle aurait le malheur d’être envahie par les touristes américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Invité par son ami, l’écrivain voyageur anglais Lawrence Durrell, Henri Miller débarque à Athènes, au port du Pirée, en 1939. La France, où il vivait quelques semaines auparavant, vient de déclarer la guerre à l’Allemagne.&lt;br /&gt;Alors que le monde s’enfonce dans le chaos, l’écrivain américain débute un voyage dans le Péloponnèse et en Crète, berceau de l’humanisme, patrie des sages présocratiques fondateurs de la démocratie, de l’Iliade et de l’Odyssée.&lt;br /&gt;Et c’est une explosion de bonheur et d’espoir que connaît Henri Miller. Nous sommes loin des récits autobiographiques du Printemps Noir ou du Tropique du Cancer, autres chef-d’œuvres que Miller publia dans les années 1930 à Paris, livres interdits en Amérique jusqu’en 1961, où l’auteur décrivait la misère et la bohème d’un homme décidé de se consacrer corps et âme à l’écriture.&lt;br /&gt;Foin de la guerre et de la haine ! Dans ce pays béni des Dieux, l’écrivain découvre la quiétude. Au gré des rencontres, celle du botaniste traducteur de poèmes Théodore Stéphanidès, ou de l’écrivain Katsimbalis, « un Saint », au fil des marches solitaires dans les champs d’oliviers multiséculaires, des méditations entre les blocs cyclopéens de Mycènes, d’Eraklion ou de Delphes, c’est une part de cette quiétude, de ce bonheur que nous transmet Henri Miller.&lt;br /&gt;Passionnés de la Grèce, ou tout simplement de littérature, lisez, relisez ce magnifique récit. Si, par chance, vous partez en vacances en Grèce, réservez une place pour le Colosse dans vos bagages.&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjNHMUvLM5I/AAAAAAAAADY/R5WbXASkdKk/s1600-h/HenryMiller%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346695459669488530" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjNHMUvLM5I/AAAAAAAAADY/R5WbXASkdKk/s200/HenryMiller%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Henri Miller, par Brassaï.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-1039047508419151063?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/1039047508419151063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=1039047508419151063' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/1039047508419151063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/1039047508419151063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2009/06/le-colosse-de-maroussi.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjNFlmuQ-bI/AAAAAAAAADQ/1_49TldtnrM/s72-c/9782253032021%5B1%5D.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-218943579921521155</id><published>2009-06-12T22:59:00.000-07:00</published><updated>2009-06-12T23:15:15.038-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjNDFvBMveI/AAAAAAAAADA/pn72BELXfWY/s1600-h/991167-gf%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346690948418813410" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 121px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjNDFvBMveI/AAAAAAAAADA/pn72BELXfWY/s200/991167-gf%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Profondeurs.&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Henning Mankel. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne. Points, 343 pages.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Suède 1914. Lorsqu’ éclate la première guerre mondiale, le pays déclare sa neutralité.&lt;br /&gt;Mais les combats sont si proches… Des affrontements navals entre l’Allemagne et la Russie ont lieu à quelque dizaine de kilomètres des côtes, dans la mer baltique.&lt;br /&gt;Qui sait si la Suède ne devra pas bientôt choisir son camp ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La canonnière Blenda est ancrée dans l’archipel d’Ostergötland, composé d’îlots rocheux inhospitaliers, battus par les tempêtes. En hiver, la surface de l’océan se change en une épaisse couche de glace. A bord du navire, un équipage d’une trentaine d’hommes sous les ordres du lieutenant Jacobsson, chargés de seconder dans sa tâche le capitane hydrographe Lars Tobiasson-Svartman. Le jeune et talentueux officier a pour mission secrète de sonder l’océan afin d’ouvrir une nouvelle voie maritime pour les navires de guerre suédois.&lt;br /&gt;Rien ne semble éloigner l’opiniâtre Tobiasson-Svartman de sa tâche, pas même le parfum de sa femme dévouée qui l’attend à Stockholm, dont il s’entoure en imagination lors de vagues à l’âme.&lt;br /&gt;De son canot, il plonge sans relâche sa sonde afin de déterminer la profondeur entre les îlots.&lt;br /&gt;Mais une femme, vivant seule sur l’un de ces rochers, dont lui seul connaît l’existence, ébranle l’obsession du capitaine. Se révèle alors, derrière un caractère en façade solide, droit, plein de certitudes, une personnalité infiniment complexe, tempétueuse, paranoïaque…déséquilibrée. Dévoré par les passions, notre héros se bâtit peu à peu une double vie. Il s’enfonce inexorablement, de mensonges en mensonges, vers un point de non retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henning Mankell, bien connu pour ses polars, nous offre avec Profondeurs à la fois un fabuleux roman psychologique et une tragédie presque classique. Laissez-vous transporter par ce grand auteur suédois pour un voyage dans les profondeurs de l’âme, et à travers les mers de glace de la Baltique.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346691599890977938" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 94px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjNDrp8RFJI/AAAAAAAAADI/IpuQ6dqNzoA/s200/mank600%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-218943579921521155?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/218943579921521155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=218943579921521155' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/218943579921521155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/218943579921521155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2009/06/profondeurs.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjNDFvBMveI/AAAAAAAAADA/pn72BELXfWY/s72-c/991167-gf%5B1%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-9215487627583900318</id><published>2009-05-03T04:59:00.000-07:00</published><updated>2009-06-12T23:43:41.892-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/Sf2HdegWuyI/AAAAAAAAAC4/nwrNhd89pt4/s1600-h/03-05-2009+13%3B55%3B36.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331566474351262498" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/Sf2HdegWuyI/AAAAAAAAAC4/nwrNhd89pt4/s200/03-05-2009+13%3B55%3B36.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;L'Amerique, 1965-1990.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Joan Didion. Traduit de l'anglais (USA) par Pierre Demarty. Grasset, 348 pages.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Joan Didion est née en 1934 à Sacramento, Californie. Journaliste, écrivain et scénariste, elle débute sa carrière au magasine Vogue dans les années 50 puis rejoint le New Yorker. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Le grand public français découvrait cette auteure singulière - culte aux USA depuis les années 60 – en 2007, grâce à &lt;em&gt;&lt;strong&gt;L’année de la pensée magique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, récompensé par le prix Medicis Essai. Joan Didion évoquait dans ce récit la dévastation soudaine de son existence un jour de l’année 2003, lorsque l’écrivain John Gregory Dune, auquel elle était mariée depuis quarante ans, décèda sous ses yeux d’une crise cardiaque. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Comme Truman Capote, Norman Mailer, Tom Wolfe et Hunter S. Thompson, Joan Didion contribua à la révolution du « nouveau journalisme » qui dans les années 60 imposa des techniques en partie héritées de l’œuvre d’Albert Londres : récit à la première personne, subjectivité, transcription des impressions et des dialogues en entier. L’auteur est la source principale du reportage, « vit » son enquête. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Les éditions Grasset publient L’Amérique, onze chroniques rédigées entre 1965 et 1990 signées Joan Didion, esprit libre et indépendant : un ensemble époustouflant par sa qualité littéraire ; ces récits mêlent artistement sensations, atmosphères, histoire et sociologie.&lt;br /&gt;Dans Requiem pour les années 60, première partie du livre, Joan Didion vit et analyse à partir de 1967 le « Mouvement » à San Francisco ; le Black Panthers Party naissant, l’activisme révolutionnaire des Diggers, cette&lt;em&gt; Révolution, pleine d’Anarchie inventive&lt;/em&gt;. Mais elle s’interroge bientôt sur le potentiel politique du mouvement hippie, moins rebelle qu’indifférent à la société, le business des drogues en « ine » qui déferle sur la ville, observe l’altération des communautés en sectes… L’assassinat de Sharon Tate en août 69 et le procès Manson sonneront le glas des illusions du Flower Power. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;L’acuité de son regard sur la vallée de San Bernardino et de Sacramento - où faits divers, révolution urbanistique traduisent les angoisses de cette Amérique bercée d’illusions-, tord le coup à l’American Way of Life. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;A New York en 1989, notre journaliste couvre &lt;em&gt;l’Affaire de Central Park;&lt;/em&gt; une joggeuse est violée et rouée de coups par un gang de gamins d’East Harlem. La ville sombre dans l’hystérie, hisse la victime en symbole de la "&lt;em&gt;vague de jeunes professionnels qui s’emparèrent de New York dans les années 80, de ces jeunes gens beaux, charmants, instruits et blancs&lt;/em&gt;"(Times). Joan Didion se livre à une autopsie du traitement de l’information, de la stratégie de récupération de l’affaire par les candidats aux élections municipales à venir. A partir de ce fait-divers, elle étudie les rapports de classes, les origines et les causes du sentiment d’insécurité, plonge dans l’histoire, évoque les plaies jamais pansées de la ségrégation, dénonce la corruption générale et conclue à la putréfaction de la Grosse Pomme. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Joan Didion ne se repose jamais. A Hawaï en 1970 où elle soigne une crise de neurasthénie, elle attend le tsunami consécutif à un séisme sous-marin de 7.5 sur l’échelle de Richter qui n’arrivera pas. Elle se rend au centre du cratère du volcan éteint de Puowaïna, le cimetière mémorial national du Pacifique aux 19.500 sépultures, où reposent les corps de soldats de la deuxième guerre mondiale, ceux de Corée… où l’on continue de creuser les tombes des boys qui reviennent du Viêt-Nam.&lt;br /&gt;Elle lit tout Orwell, et du balcon de sa chambre d’hôtel, elle observe : &lt;em&gt;Très tôt chaque matin à Honolulu, sur la portion de la Waikiki Beach qui borde le Royal Hawaiian Hotel, un employé de l’hôtel passe quinze ou vingt minutes à ratisser le sable dans un périmètre fermé réservé aux clients. Comme cette plage « privée » ne diffère de la plage « publique » que par son sable ratissé, la corde délimitant ce paramètre et sa distance encore plus éloignée de la mer, on a du mal à comprendre au début ce qui peut pousser les gens à venir s’installer là, et pourtant c’est ce qu’il font. Ils s’installent là pour toute la journée, et en grand nombre, face à la mer en rangs bien alignés.&lt;br /&gt;Je venais de temps à autre à Honolulu depuis déjà plusieurs années quand j’ai fini par me rendre compte que la plage fermée était cruciale à l’essence même du Royal Hawaiian, que s’assoir là n’avait rien à voir avec la notion d’exclusion, mais d’inclusion au contraire. Quiconque se situe derrière la corde est présumé appartenir, par définition tacite, à « notre genre ». Quiconque se situe derrière la corde pourra surveiller nos enfants comme nous pourrons surveiller les siens, ne sera pas susceptible de nos voler nos clés de chambre ou de fumer de l’herbe ou d’écouter Creedence Clearwater sur un transistor tandis que nous attendons des nouvelles de la compagnie Mainland sur les taux d’intérêt préférentiels. Quiconque se situe derrière la corde, si d’aventure nous lancions la conversation, sera susceptible de « connaitre des gens que nous connaissons » : la plage fermée du Royal est une enclave de gens en apparence étrangers les uns aux autres mais toujours sur le point de découvrir que leurs nièces étaient logées dans la résidence Lagunita à Stanford la même année, ou que leurs meilleurs amis ont déjeuné ensemble lors du dernier Crosby. Le fait que quiconque se situant derrière la corde comprendrait que le mot « Crosby » désigne un tournoi de golf à Pebble Beach laisse deviner à quel point le Royal Hawaiian, plus qu’un simple hôtel, est un concept social, l’un des rares signes tangibles d’un certain mode de vie américain. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Joan Didion à soixante-quinze ans et vit à New York. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjNKeo_vnyI/AAAAAAAAADg/LAteQb8xdJI/s1600-h/TKCAD9MIHACA7LAL89CAILA52VCA5MMEIDCAI9TU3YCAB3ZN93CAJVCP6PCAHD0TGHCAS7QXXLCAZOU0FCCAN0CWMNCA1S02MNCAKCHBGYCALAFC9LCARJPC0CCA1C2BQ5CA8FNIQM.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346699072880221986" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 81px; CURSOR: hand; HEIGHT: 124px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SjNKeo_vnyI/AAAAAAAAADg/LAteQb8xdJI/s200/TKCAD9MIHACA7LAL89CAILA52VCA5MMEIDCAI9TU3YCAB3ZN93CAJVCP6PCAHD0TGHCAS7QXXLCAZOU0FCCAN0CWMNCA1S02MNCAKCHBGYCALAFC9LCARJPC0CCA1C2BQ5CA8FNIQM.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-9215487627583900318?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/9215487627583900318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=9215487627583900318' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/9215487627583900318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/9215487627583900318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2009/05/lamerique-1965-1990.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/Sf2HdegWuyI/AAAAAAAAAC4/nwrNhd89pt4/s72-c/03-05-2009+13%3B55%3B36.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-8105004434482083359</id><published>2009-02-27T01:00:00.000-08:00</published><updated>2009-02-27T01:24:28.160-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SaesG6pDnoI/AAAAAAAAACY/6nboWFEZn24/s1600-h/23-02-2009+10%3B06%3B18.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307399920700071554" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 133px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SaesG6pDnoI/AAAAAAAAACY/6nboWFEZn24/s200/23-02-2009+10%3B06%3B18.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Cette Vie.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Karel Schoeman. Traduit (afrikaans) par Pierre-Marie Finkelstein. Phébus, 272 p.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Karel Schoeman est né en 1939 à Trompsburg (Etat libre d’Orange). Il écrit en langue afrikaans. Militant de l’ANC (African National Congress) pour l’abolition de l’apartheid, il a reçu en 1999 des mains de Nelson Mandela, l’Order of Merit, la plus haute distinction sud-africaine. Il est également le traducteur en afrikaans de Tckekhov et Schiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Province du Boland, Afrique du Sud, XIXème siècle…&lt;br /&gt;Dans une ferme reculée, une vieille dame, alitée, attend avec sérénité la mort. Dans le silence nocturne du Veld, la vieille dame veille ; plongée dans cet état de perception aigüe qui doit accompagner les derniers instants d’une vie, elle se souvient.&lt;br /&gt;Les souvenirs de la narratrice ne sont d’abord que des bribes, puis ils s’ordonnent, prennent sens. C’est ainsi que le lecteur, guidé par une enfant, cadette d’une famille de paysans, pénètre dans la société boer du XIX siècle : une mère qui domine le foyer par sa sévérité ; u&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/Saeucud2cxI/AAAAAAAAACg/QFovMWT3p3c/s1600-h/300px-3_g%25C3%25A9n%25C3%25A9rations_de_Boers_1899%5B1%5D.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307402494412223250" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 179px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/Saeucud2cxI/AAAAAAAAACg/QFovMWT3p3c/s200/300px-3_g%25C3%25A9n%25C3%25A9rations_de_Boers_1899%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;n père taciturne et travailleur… Un monde austère, où la religion calviniste pèse sur les consciences, réprouve toute oisiveté. Les jours sont rythmés par le travail aux champs du père et de ses deux fils, par les tâches domestiques des femmes; les saisons, par la migration aux premières gelées, de la famille qui descend avec son bétail du Boland pour les pâtures plus clémentes du Karoo. Les visites ne sont pas fréquentes et rarement les bienvenues. On se méfie de ses voisins. On parle peu, et guère en présence de la petite fille. Les secrets familiaux semblent bien gardés… Mais elle est celle qui écoute, qui observe. &lt;a class="image" title="3 générations de Boers en 1899 durant la guerre des Boers" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:3_g%C3%A9n%C3%A9rations_de_Boers_1899.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a class="image" title="3 générations de Boers en 1899 durant la guerre des Boers" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:3_g%C3%A9n%C3%A9rations_de_Boers_1899.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Dans « Cette Vie », Karel Schoeman dépeint le quotidien d’une colonie afrikaner fermée, analphabète et fragile, implantée de fraîche date en territoire bochiman, à l’orée de l’exploitation du diamant. Le lecteur qui se laisse entraîner dans ce récit délibérément lent et lyrique découvre une société clanique et arriérée qui ne repose que sur le travail acharné, l’extension de ses terres et la défiance. « Cette Vie » c’est celle des boers, ces descendants de colons hollandais, qui par la peur et une interprétation religieuse rigoriste, puis plus tard par un sentiment patriotique exacerbé par la lutte contre les anglais, posent les prémices du racisme institutionnalisé de l’effroyable régime de l’apartheid.&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307405391669685298" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 131px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SaexFXl27DI/AAAAAAAAACw/iF1PtqkeF9s/s200/etr_schoeman_portrait%5B1%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-8105004434482083359?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/8105004434482083359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=8105004434482083359' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/8105004434482083359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/8105004434482083359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2009/02/cette-vie.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SaesG6pDnoI/AAAAAAAAACY/6nboWFEZn24/s72-c/23-02-2009+10%3B06%3B18.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-281066399932620850</id><published>2008-12-28T06:20:00.000-08:00</published><updated>2008-12-28T06:26:27.275-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SVeLyh_-LxI/AAAAAAAAACQ/Q3q3GJ8SP3A/s1600-h/28-12-2008+15%3B18%3B26.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5284846387978972946" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 130px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SVeLyh_-LxI/AAAAAAAAACQ/Q3q3GJ8SP3A/s200/28-12-2008+15%3B18%3B26.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Paris 1961. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les Algériens, la terreur d'Etat, la mémoire.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Jim House, Neil MacMaster. Tallandier, 537 pages.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Jim House, de l’université de Leeds, et Neil MacMaster, maître de conférences à l’Ecole d’études politiques de l’université d’East Anglia à Norwich, reviennent sur une période sombre de l’histoire française contemporaine.          &lt;/div&gt;&lt;div&gt;            &lt;br /&gt;Le 17 octobre 1961, à Paris, alors que De Gaulle et le gouvernement provisoire d’Alger sont en négociations, le FLN (Front de Libération de l’Algérie) appelle les Algériens de Paris et des bidonvilles de banlieue à une manifestation pacifique contre le couvre-feu et les arrestations arbitraires. Les cadres de l’Indépendance algérienne veulent que cette marche soit un tour de force qui imposera le FLN à De Gaulle comme l’interlocuteur obligé de la rébellion algérienne.&lt;br /&gt;La nuit du 17 octobre se transforme en bain de sang. Deux cents algériens seraient morts sous les coups de la police, on relèvera plusieurs milliers de blessés. Durant trois jours, les manifestants sont parqués au Palais des Sports, au Parc des Expositions et à Coubertin  dans des conditions inhumaines. La nuit même du 17, cinquante Algériens sont tués dans la cour de la préfecture de Paris, dirigée alors par Maurice Papon. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;House et MacMaster prennent en compte une large échelle de temps de la guerre d’Algérie afin de comprendre octobre 1961, paroxysme de la terreur  à l’égard des Algériens. Ils étudient le système Papon qui était préfet colonial à Constantine en 1956.  Ainsi Papon (méfiant à l’égard de la légalité qu’il considère souvent comme une preuve de faiblesse dans la lutte contre la guerre de libération) a monté des polices clandestines, un centre d’interrogatoire et de torture à la ferme Améziane.&lt;br /&gt;L’ouvrage démontre comment, à partir de 1958, le préfet Papon importe discrètement ses techniques à Paris sous l’autorité du Premier ministre Michel Debré.&lt;br /&gt;La deuxième partie du livre s’attache à étudier les causes et les modalités de l’apparente et remarquable disparition dans les mémoires du 17 octobre, et la naissance, vingt-cinq ans plus tard, d’un processus de commémoration et d’exigence d’une réparation symbolique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet ouvrage important est sans précédent. C’est une page hideuse de l’histoire de France. Les historiens anglais ont pu obtenir un accès à la série « H » : les 200 cartons représentent la totalité des archives de la préfecture concernant la guerre d’Algérie.&lt;br /&gt;Rappelons que les archives, secrètes jusqu’en 1996, interdisaient tout travail scientifique et que l’enquête sur le 17 octobre 1961, menée par une commission d’historiens nommée par Jean-Pierre Chevènement en 1997, n’aura pas accès à la totalité des archives préfectorales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;House et MacMaster, grâce à une large contextualisation de la répression, grâce à une méthode sociopolitique, une étude de la mémoire de l’immigration, un travail rigoureux sur l’histoire politique et sociale de notre pays, publient là un monument historique. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-281066399932620850?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/281066399932620850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=281066399932620850' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/281066399932620850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/281066399932620850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2008/12/paris-1961.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SVeLyh_-LxI/AAAAAAAAACQ/Q3q3GJ8SP3A/s72-c/28-12-2008+15%3B18%3B26.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-6214694531036856842</id><published>2008-12-28T05:50:00.000-08:00</published><updated>2009-03-08T22:43:10.686-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SVeEz6irsAI/AAAAAAAAACI/YM08XPsib6w/s1600-h/28-12-2008+14%3B44%3B59.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5284838715165487106" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 123px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SVeEz6irsAI/AAAAAAAAACI/YM08XPsib6w/s200/28-12-2008+14%3B44%3B59.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Le doigt coupé de la rue du Bison&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;, François Caradec, Fayard, 232 pages.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;"C’est un comptoir en zinc massif, massé par tant de mains qu’il semble avoir pris ses formes arrondies au contact des verres, des soucoupes, et les vigoureux coups de torchons du limonadier ; un zinc qui porte aussi les traces de chocs dus à d’autre choses que des verres à pied tant il est profondément marqué de cicatrices comme une peau sacrifiée. Il finira un jour comme finissent tous les zincs, chez les ferrailleurs de la rue de Lappe, entre deux bals-musettes"…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Au comptoir du Boyard, caboulot d’habitués de la rue du Bison, dans le petit Paris des années 50, ça dégoise, ça refait le monde, ça analyse les derniers faits-divers de France-Soir en vidant du blanc sec et du vermouth. Quel évènement extraordinaire, quel intrus insensé troublerait cet état de choses ?… C’est le clebs du taulier qui, rentrant de sa flânerie mâtinale, tient en sa gueule un doigt – &lt;em&gt;un vrai doigt tout blanc (jaune) (vert) (bleu), avec un ongle teint en rouge, un doigt de femme.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Le commissaire Pauquet (dont la devise est « &lt;em&gt;in the pocket&lt;/em&gt; ») se voit chargé de l’enquête par le ministère de l’Intérieur lui-même. Ténébreuse affaire ! Complexe ! Surtout quand son indicateur, Maurice Maurice (on a l’indicateur qu’on peut), est un peu brindezingue ; faut dire qu’avant de traîner ses guêtres dans les bouges, c’est au 88 de la rue Lauriston qu’il les promenaient et qu’à Fresnes, à la Libération, à force de lui cogner la tête sur le sol en ciment…&lt;br /&gt;Mais cahin-caha, le commissaire turbine. Et, pour les besoins de l’enquête, des bistrots de Saint-Michel à ceux des Halles, de ceux d’Alésia à ceux de Montparnasse, il en rencontre du beau monde ! Un résistant du maquis anarchiste de 44, un étudiant superstitieux qui croit dur comme fer aux rêves prémonitoires, une vieille collectionneuse de faits divers, des chiens beaucoup moins bêtes qu’ils en ont l’air…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Caradec est mort en novembre dernier, quelques jours après la sortie en librairie de son premier roman, à l’âge de 84 ans. Membre aux côtés de Queneau, Vian, Perec et Nadeau du collège de Pataphysique et Régent d’Alcoolisme éthique, il est le biographe de Lautrémont, Raymond Roussel et Alfred Jarry.&lt;br /&gt;Savourez &lt;em&gt;Le doigt coupé de la rue du Bison&lt;/em&gt;, la fantaisie, la langue et le style élaboré de ce polar signé François Caradec car il n’y en aura pas d’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;«Le vrai pataphysicien ne doit pas se prendre soi-même au sérieux. [La pataphysique] le met ainsi à l'abri d'une tentation à laquelle cèdent tant, hélas, de ses contemporains!»&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-6214694531036856842?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/6214694531036856842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=6214694531036856842' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/6214694531036856842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/6214694531036856842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2008/12/le-doigt-coup-de-la-rue-du-bison.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SVeEz6irsAI/AAAAAAAAACI/YM08XPsib6w/s72-c/28-12-2008+14%3B44%3B59.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-7434019554024007311</id><published>2008-11-29T10:43:00.000-08:00</published><updated>2008-11-29T11:31:51.824-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/STGVpWWyFlI/AAAAAAAAAB4/Ay1EOru5oOQ/s1600-h/29-11-2008+19%3B25%3B02.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/STGVQTsP_fI/AAAAAAAAABw/1Hgotb0FX5Y/s1600-h/29-11-2008+19%3B18%3B09.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274160746023878130" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 145px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/STGVQTsP_fI/AAAAAAAAABw/1Hgotb0FX5Y/s200/29-11-2008+19%3B18%3B09.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:180%;"&gt;Martha Jane Cannary, les années 1852-1869&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-size:130%;"&gt;La vie&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;aventureuse de celle que l'on nommait Calamity Jane&lt;/span&gt;. Matthieu Blanchin et Christian Perrissin, Futuropolis, 126 p.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Une grande B.D… qui vient rejoindre le beau catalogue des éditions Futuropolis, créées par Etienne Robial et Florence Cestac en 1972.&lt;br /&gt;Alors que la surproduction du secteur de la bande dessinée est depuis quelques années manifeste (4313 publications en 2007 !) pour le meilleur et pour le pire, Futuropolis déconcerte par la qualité et la cohérence de son catalogue. La maison s’illustre certes par une production limitée, mais ô combien supérieur à beaucoup d’autres tant par l’inspiration artistique de ses dessinateurs que par le fond et la forme des ses ouvrages (dûe au talent de maquettiste de Robial). &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/STGWuAqJjgI/AAAAAAAAACA/LNXythgEbOI/s1600-h/29-11-2008+19%3B25%3B02.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274162355822497282" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 139px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/STGWuAqJjgI/AAAAAAAAACA/LNXythgEbOI/s200/29-11-2008+19%3B25%3B02.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On doit ce premier épisode de Martha Jane Cannary, à Matthieu Blanchin pour les dessins et à Christian Perrissin pour le sénario.&lt;br /&gt;Les époux Cannary et leurs six rejetons fuient la misère et le Missouri en 1865, aux lendemains de la guerre de sécession. En route vers l’ouest, bien sûr. La famille échoue à Salt Lake City où son quotidien n’est guère plus reluisant. Après la mort des parents, c’est à l’aînée Martha Jane, 15 ans, qu’échoie la garde de la fratrie. En 1867, pour tenter de subvenir aux besoins de ses frangins, et peu séduite par la perspective d’un mariage mormon, la future Calamity Jane tente le tout pour le tout. Elle se coupe les cheveux, enfourche son vieux canasson et part gagner sa pitance à l’est !&lt;br /&gt;Le lecteur béat n’aura qu’à se laisser guider par la fougueuse Calamity et le fameux coup de crayon de Blanchin ! Bon voyage à travers les majestueuses mais dangereuses Rocheuses, à travers l’Amérique de Thorrow et des pionniers de Stevenson !&lt;br /&gt;Et si, avide lecteur, tu ne peux attendre la suite des aventures de Calamity Jane, sache que les attentionnés auteurs citent leur source en première page : &lt;em&gt;Calamity Jane, Lettres à sa fille&lt;/em&gt;, publié chez Rivages, &lt;em&gt;Calamity Jane&lt;/em&gt;, de Doris Faber chez HMC (aux Etats-Unis et pas encore traduit), &lt;em&gt;Ces Dames de l’Ouest&lt;/em&gt; de Dee Brown, chez Stock. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Catalogue Futuropolis sur &lt;a href="http://www.futuropolis.fr/"&gt;http://www.futuropolis.fr/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-7434019554024007311?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/7434019554024007311/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=7434019554024007311' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/7434019554024007311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/7434019554024007311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2008/11/martha-jane-cannary-les-annes-1852-1869.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/STGVQTsP_fI/AAAAAAAAABw/1Hgotb0FX5Y/s72-c/29-11-2008+19%3B18%3B09.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-1359672689985104547</id><published>2008-11-25T07:44:00.000-08:00</published><updated>2008-11-25T13:28:20.416-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SSwdsSoISgI/AAAAAAAAABQ/lumVzPllajs/s1600-h/25-11-2008+16%3B36%3B05.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5272621910495611394" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SSwdsSoISgI/AAAAAAAAABQ/lumVzPllajs/s200/25-11-2008+16%3B36%3B05.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Triste Flic&lt;/span&gt;,&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Hugo Hamilton, Phébus, traduit de l'anglais (Irlande) par Katia Holmes, 248 pages.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pat Coyne, le triste flic soliloquant les yeux dans la stout, fait partie du mobilier de l’Anchor Bar, un pub du port de Dublin. On peut dire que le bonhomme est dedans jusqu’au cou ; rescapé d’un incendie dans l’exercice de ses fonctions ses blessures lui ont values d’être mis sur la touche. Souffrant depuis d’une belle collection de désordres émotionnels – nervosité, sautes d’humeur -, Coyne vit séparé de sa femme avec son fils Jimmy, 19 ans. Communication malaisée entre un père pilier de bar et un fils qui semble emprunter la même voix. Il demeure pour sa psychothérapeute chargée de juger son aptitude à la reprise de son poste un cas bien épineux.&lt;br /&gt;La routine s’est installée ; routine que notre triste sir ne semble pas avoir envie de briser de si tôt…&lt;br /&gt;Mais lorsqu’on repêche des eaux du port le cadavre raide de son vieux pote et alter ego Jimmy Nolan, que les chalutiers véreux se reconvertissent dans le business et l’exploitation plus lucratifs de travailleurs Roumains… Et que la disparition de son fils semble liée à ces sombres affaires, Pat Coyne sort de sa léthargie et ses sautes d’humeur deviennent bien légitimes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Triste Flic, un roman noir à l’humour acide, Hugo Hamilton nous entraîne dans un Dublin truculent, fort en gueule mais mal-à-l’aise ; une population qui subie de plein fouet les affres d’une mondialisation à outrance : trafic d’êtres humains, raréfaction du poisson dû à la pêche extensive des navires-usines, fast-food poussant comme des champignons, grands magasins « tueurs-de-ville ». L’auteur y dépeint la société de consommation extravagante et son inévitable flot de réprouvés, la perte de repère des jeunes générations… Bienvenue dans l’Irlande eurosceptique !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-1359672689985104547?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/1359672689985104547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=1359672689985104547' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/1359672689985104547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/1359672689985104547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2008/11/triste-flic-hugo-hamilton.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SSwdsSoISgI/AAAAAAAAABQ/lumVzPllajs/s72-c/25-11-2008+16%3B36%3B05.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-272643387542310931</id><published>2008-11-16T09:47:00.000-08:00</published><updated>2008-11-16T11:17:45.864-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SSBc9YryPoI/AAAAAAAAABA/ZvEXCcT4myA/s1600-h/16-11-2008+18%3B46%3B15.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269313773691354754" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 172px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SSBc9YryPoI/AAAAAAAAABA/ZvEXCcT4myA/s200/16-11-2008+18%3B46%3B15.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un fameux texte du grand Mirbeau, publié dans le Figaro (si, si !) du 28 novembre 1888... à 12 jours près, l'anniversaire des 120 ans de :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La Grève des Elécteurs&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose m'étonne prodigieusement - j'oserai dire qu'elle me stupéfie - c'est qu'à l'heure scientifique où j'écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France un élécteur, un seul élécteur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu'un ou de quelque chose. Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n'est-il pas fait pour dérouter les philosophes les plus subtils et confondre la raison ? Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l'élécteur moderne ? et le Charcot qui nous expliquera l'anatomie et les mentalités de cet incurable dément ? Nous l'attendons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...]A quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d'une volonté, à ce qu'on prétend, et qui s'en va, fier de son droit, assuré qu'il accomplit un devoir, déposer dans une boîte éléctorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu'il ait écrit dessus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? Qu'est-ce qu'il espère ? Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l'assomment, il faut qu'il se dise et qu'il espère quelque chose d'extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de députés correspondent en lui à des idées de sciences, de justice, de dévoûment, de travail et de probités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...]Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les société se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu'un fait unique domine toute les histoires : la protection aux grands, l'écrasement des petits. Il ne peut arriver à comprendre qu'il n'a qu'une raison d'être historique, c'est de payer pour un tas de chose dont il ne jouira jamais, et de mourrir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...]Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne disent rien, eux, et ils n'espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour les bouchers qui les tuera, et pour les bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l'élécteur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SSBnQ-RVefI/AAAAAAAAABI/cxKn-RUv51c/s1600-h/16-11-2008+19%3B29%3B46.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269325105314757106" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 174px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SSBnQ-RVefI/AAAAAAAAABI/cxKn-RUv51c/s200/16-11-2008+19%3B29%3B46.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Ô bon élécteur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaus grands ou petits, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t'arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes ; si tu lisais parfois, au coin de ton feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur les maîtres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles.&lt;br /&gt;Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d'avance le nom de ton plus mortel ennemi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...] Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréèls. C'est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l'homme à ton rêve, car là où est l'homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l'homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu'en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu'il ne te donnera pas et qu'il n'est pas d'ailleurs, en son pouvoir de te donner. L'homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres interêts, lesquels sont contraires aux tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne va pas t' imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd'hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera. Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c'est-à-dire qu'ils ne valent rien.&lt;br /&gt;Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n'as rien à y perdre, je t'en réponds ; et cela pourra t'amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d'aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et s'il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t'aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n'accordes jamais qu'à l'audace cynique, à l'insulte et au mensonge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te l'ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;ill : &lt;em&gt;Portrait d'Octave Mirbeau, &lt;/em&gt;Emmanuel Gondouin, 1919.  &lt;em&gt;Le Bateau Ivre,&lt;/em&gt; détail, Clovis Trouille, 1942.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-272643387542310931?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/272643387542310931/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=272643387542310931' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/272643387542310931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/272643387542310931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2008/11/un-fameux-texte-du-grand-mirbeau-publi.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SSBc9YryPoI/AAAAAAAAABA/ZvEXCcT4myA/s72-c/16-11-2008+18%3B46%3B15.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7313157040793488490.post-4375732675118714072</id><published>2008-11-15T15:01:00.000-08:00</published><updated>2008-11-15T15:02:20.778-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_MyUB6vrrRb0/SR9U7tRPoRI/AAAAAAAAAAY/YMcvr9Bu3MU/s1600-h/15-11-2008+23%3B53%3B17.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269023473787707666" style="FLOAT: left; 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à la fin des années 70 pour l’un, au milieu des années 80 pour l’autre, tous deux accueillis chez leur oncle et tante dans une cité de la banlieue parisienne.&lt;br /&gt;Nous sommes en 1995. L’Algérie connaît une guerre sans nom ; les islamistes terrorisent la population : attentats, faux barrages, et massacres de villageois sont presque quotidiens. En France, dans les banlieues, les fous de dieux tentent d’imposer un radicalisme religieux haineux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « village de l’allemand », c’est Aïn Deb, perdu en Algérie, dans la région de Sétif, village natal des deux narrateurs. L’allemand, Hans Schiller, dit Si Mourad, marié à Aïcha Majdali est le père de Rachel et Malrich. Moudjahid lors de la guerre d’indépendance, c’est à Aïn Deb qu’il s’était installé dans les années 60.&lt;br /&gt;Aïn Deb ne sera pas épargné par le G.I.A. Les parents de Rachel et Malrich sont sauvagement assassinés avec une cinquantaine de villageois.&lt;br /&gt;Rachel, brillant représentant d’une multinationale, se rend sur les lieux du drame afin de se recueillir. Il découvre alors l’impensable dans la maison des défunts parents : une malle renfermant des médailles de la Waffen SS et le carnet militaire d’Hans Schiller, ingénieur chimiste dans les camps de la mort.&lt;br /&gt;Les deux frères sont brisés par la douleur et la culpabilité d’être les rejetons d’un officier allemand qui participa activement à la Shoah et qui n’expia jamais ses crimes. Ils relatent dans leur journal la tentative désespérée de retrouver les faits et gestes d’Hans Schiller, de son rôle lors de l’épisode le plus sombre de l’histoire de l’humanité, à sa fuite en Algérie en fuyant par les pays du moyen orient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un grand livre que nous offre l’écrivain algérien Boualem Sansal. Un roman poignant, sincère, basé sur une histoire authentique. Vous vous souviendrez du Journal des Frères Schiller.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7313157040793488490-1363022684718896039?l=dugybooks.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dugybooks.blogspot.com/feeds/1363022684718896039/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7313157040793488490&amp;postID=1363022684718896039' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/1363022684718896039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7313157040793488490/posts/default/1363022684718896039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dugybooks.blogspot.com/2008/11/les-frres-schiller-rachel-et-malrich.html' title=''/><author><name>Tom Dugrand</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18000541912490445862</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
