Le Colosse de Maroussi. Henri Miller. Traduit de l'anglais (américain) par George Belmont. Livre de poche, 336 pages.La nuit venait ; les îles montaient à l’horizon, flottant au dessus de la mer, toujours, n’y reposant pas. Les étoiles parurent, magnifiques d’éclat ; la brise était un velours de fraîcheur. Et d’un coup je commençai à deviner, à sentir ce que serait la Grèce, ce qu’elle sera toujours, quand bien même elle aurait le malheur d’être envahie par les touristes américains.
Invité par son ami, l’écrivain voyageur anglais Lawrence Durrell, Henri Miller débarque à Athènes, au port du Pirée, en 1939. La France, où il vivait quelques semaines auparavant, vient de déclarer la guerre à l’Allemagne.
Alors que le monde s’enfonce dans le chaos, l’écrivain américain débute un voyage dans le Péloponnèse et en Crète, berceau de l’humanisme, patrie des sages présocratiques fondateurs de la démocratie, de l’Iliade et de l’Odyssée.
Et c’est une explosion de bonheur et d’espoir que connaît Henri Miller. Nous sommes loin des récits autobiographiques du Printemps Noir ou du Tropique du Cancer, autres chef-d’œuvres que Miller publia dans les années 1930 à Paris, livres interdits en Amérique jusqu’en 1961, où l’auteur décrivait la misère et la bohème d’un homme décidé de se consacrer corps et âme à l’écriture.
Foin de la guerre et de la haine ! Dans ce pays béni des Dieux, l’écrivain découvre la quiétude. Au gré des rencontres, celle du botaniste traducteur de poèmes Théodore Stéphanidès, ou de l’écrivain Katsimbalis, « un Saint », au fil des marches solitaires dans les champs d’oliviers multiséculaires, des méditations entre les blocs cyclopéens de Mycènes, d’Eraklion ou de Delphes, c’est une part de cette quiétude, de ce bonheur que nous transmet Henri Miller.
Passionnés de la Grèce, ou tout simplement de littérature, lisez, relisez ce magnifique récit. Si, par chance, vous partez en vacances en Grèce, réservez une place pour le Colosse dans vos bagages.
Invité par son ami, l’écrivain voyageur anglais Lawrence Durrell, Henri Miller débarque à Athènes, au port du Pirée, en 1939. La France, où il vivait quelques semaines auparavant, vient de déclarer la guerre à l’Allemagne.
Alors que le monde s’enfonce dans le chaos, l’écrivain américain débute un voyage dans le Péloponnèse et en Crète, berceau de l’humanisme, patrie des sages présocratiques fondateurs de la démocratie, de l’Iliade et de l’Odyssée.
Et c’est une explosion de bonheur et d’espoir que connaît Henri Miller. Nous sommes loin des récits autobiographiques du Printemps Noir ou du Tropique du Cancer, autres chef-d’œuvres que Miller publia dans les années 1930 à Paris, livres interdits en Amérique jusqu’en 1961, où l’auteur décrivait la misère et la bohème d’un homme décidé de se consacrer corps et âme à l’écriture.
Foin de la guerre et de la haine ! Dans ce pays béni des Dieux, l’écrivain découvre la quiétude. Au gré des rencontres, celle du botaniste traducteur de poèmes Théodore Stéphanidès, ou de l’écrivain Katsimbalis, « un Saint », au fil des marches solitaires dans les champs d’oliviers multiséculaires, des méditations entre les blocs cyclopéens de Mycènes, d’Eraklion ou de Delphes, c’est une part de cette quiétude, de ce bonheur que nous transmet Henri Miller.
Passionnés de la Grèce, ou tout simplement de littérature, lisez, relisez ce magnifique récit. Si, par chance, vous partez en vacances en Grèce, réservez une place pour le Colosse dans vos bagages.

Henri Miller, par Brassaï.
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